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Interview MyMontreux.ch

Née en 1939, originaire de Zurich, Magda a suivi l’Académie des Beaux-Arts de Rome puis l’Ecole des Beaux-Arts à Paris Elle a ensuite travaillé comme lithographe au Centre de la Gravure à Genève. Elle a réalisé des illustrations de livres pour Edito Service à Genève. C’est en 1975 qu’elle installe son atelier dans la Vieille Ville de Montreux, où elle est toujours. Parmi ses réalisations, on peut citer des décors pour les spectacles de danse de la Compagnie Dancers (“Révolutions” de J.M. Jarre et “Carmina Burana” de Carl Orff). Elle est également auteur des décors de “Enoch Arden” de A. Tennyson pour Annecy et Montreux. Elle exposé dans diverses galeries en Suisse, en Europe et au Canada. Elle est membre de VISARTE Vaud. Depuis 1985, elle donne de cours d’aquarelle et de peinture à la Maison Visinand.

MyMONTREUX.CH 2016 – octobre 2016
 

Mouvements de l’eau et du hasard

Née à Zurich, Magda Schneider Kiszio s’est établie dans la vieille ville de Montreux il y a 32 ans. Elle expose depuis dans toute la Suisse. Ses études artistiques l’ont menée à Rome et à Paris. Elle pratique l’aquarelle et l’huile, mais ne présente que ses peintures à l’huile chez Nelly Leplattenier. Montant elle-même ses tableaux, elle travaille d’après des croquis préalables, accumulant sur de grosses toiles de lin des couches successives, tout en réservant le jeu des transparences. Souvent de grand format, ses dernières toiles sont marquées par le mouvement, sorte de danse abstraite suggérant des jeux de vagues. Cet art plonge dans une atmosphère festive évoquant le spectacle, le jazz et Boris Vian. On note le goût des contrastes entre les couleurs complémentaires, les noirs et les blancs, entre plages calmes et animées.

Pierre Hugli – ph+arts n° 93 – septembre 2011

La peinture de Magda Schneider aux élans colorés et dansants lui ressemble fort

A l’aise aussi bien à l’aquarelle qu’à l’huile, la zurichoise établie à Montreux depuis belle lurette crée des compositions à mi-chemin entre figuration et abstraction. Panoramas sages aux tons éteints, pas de deux qu’on imagine volontiers amoureux, les sujets de Magda Schneider se fondent dans de grandes harmonies de pastels chauds. Ces quelques joliesses laissent vite la place à des oeuvres plus aventureuses, où le trait se fait volontaire, alors que la palette vire aux couleurs franches, déclinant ses rouges orangés rehaussés de bleu violacé. En l’espace de quelques instants, les paysages basculent en déséquilibre, les mouvements rapides des danseurs se décomposent en signes enlevés, le vent soulève les chevelures, le tout saisi par la gestuelle ondoyante du pinceau.

Isabelle Vuong – 24 Heures Week-end – 12 juin 2008

Ecriture du mouvement

Dans les compositions de Magda Schneider, des signes d’insectes minces dansent le rock ou le boogie en traits rapides et aigus, bleus ou gris pastel. Les fonds couleurs pêche citron, rose tendre ou vert d’eau dégradent une atmosphère de fête légère et intemporelle. Scène de théâtre à grands gestes pathétiques et groupe de danseurs aux cerceaux sont traités à grands mouvements stylisés. “La porte d’or” et le “Bout du monde” évoquent, par une chaîne de pics aux tons transparents d’ocre et de rose, un mirage himalayen où flotte la chaîne d’oriflamme. Tout est fluide, à peine suggéré, comme des visions fantasques où s’agitent nerveusement de petits personnages fugitifs.

Mireille Schnorf – L’HEBDO  – 17 novembre 2005

Le Swing de Magda

Rien de statique dans la peinture de Magda Schneider Kiszio: les obliques qui s’entrechoquent, les formes anguleuses qui s’affrontent, les disques qui tournent en se déboîtant, les traînées de couleurs qui gardent les marques de la vitessse, les brusques coups de frein et les accélérations qui font parfois, dans leur élan, déborder du tableau certains éléments collés, tout bouge dans une effervescence véhémente et joyeuse. Parfois le jazz abstrait se fait paysage alpin, avec pics aigus et surplombs abrupts. (…)

Françoise Jaunin – 24 Heures – 2 juin 1997

Les mondes futurs de Magda Schneider Kiszio

De fait, tout est regard, recherche et mouvement dans ces peintures aux accents souvent futuristes, significatives d’une démarche le plus souvent très éloignée du monde immédiat. Il y a même, dans l’art de Magda Schneider Kiszio, quelque chose de visionnaire – une manière d’exploration de l’univers cosmique. (…)

J.-L. Rebetez – Vevey-Hebdo N°192 – 30 mai 1997